New-York, le 1er Septembre 2025 - Le P'tit Journal Haïti
Enfin, le Conseil de sécurité des Nations Unies valide la proposition américano-panaméenne visant l'envoi d'une nouvelle force armée en Haïti, en remplacement de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS) ! En effet, douze (12) des quinze (15) membres de cette structure onusienne ont approuvé cette demande conjointe, dans le cadre d'un soutien international à combattre les guérillas urbaines et à rétablir la sécurité sur le sol dessalinien. Ainsi, les autorités haïtiennes de facto se réjouissent de ce vote, remerciant les partenaires étrangers à soutenir cette force internationale devant être composée de 5500 hommes.
À travers la résolution 2793, les Nations Unies donnent leur feu vert à l'envoi d'une "Force de Suppression des gangs" qui sera composée de 5,500 personnels en uniforme. Lors du vote au Conseil de sécurité à New-York en date du 30 septembre 2025, les représentants de la Chine, de la Fédération de Russie et du Pakistan se sont toutefois abstenus, critiquant plutôt la Communauté internationale de s'immiscer dans les affaires intérieures d'autres pays, dont Haïti. De plus, ces trois (3) pays soulignent les différentes erreurs commises antérieurement par des missions de paix internationale dans ce pays caribéen.
Entre temps, les États-Unis d'Amérique et le Panama, co-initiateurs de cette résolution, ont félicité les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies pour avoir voté favorablement au déploiement des troupes étrangères en Haïti, en violation flagrante et systématique de la législation actuelle de ce pays. Alors que cette force devrait être composée de 5,500 personnels (policiers et militaires) avec des membres "contributeurs" volontaires, elle sera dirigée par un commandant militaire mais politiquement supervisé par un représentant spécial civil, note le document onusien.
Dans la foulée, le pays fait face à des défis sécuritaires et humanitaires graves depuis quelques années. Les régions de l'Ouest, de l'Artibonite, du Centre et du Nord-ouest sont largement contrôlées par des terroristes de la coalition "Viv Ansanm". Ces derniers violent, tuent, pillent et enlèvent les citoyens, détruisent des infrastructures publiques et privées, et bloquent ou imposent leur loi dans les axes routiers. Cette spirale de violence "armée et gangstérisée" a déjà causé une crise humanitaire sans précédent, où les autorités illégitimes fuient leur responsabilité étatique.
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