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Crise: Le Président haïtien Jovenel MOÏSE hausse le ton face à l’opposition plurielle.

 

Par Le P’tit Journal Haïti – Samedi 6 Février 2021.

Crise: Le Président haïtien Jovenel MOÏSE hausse le ton face à l'opposition plurielle. 2

 

Le Président Jovenel MOÏSE et l’opposition plurielle continue leur bras de fer au lieu qu’ils chercheraient à trouver une issue aux crises récurrentes bouleversant le pays. L’article 134-2 de la Constitution amendée de 1987 demeurant actuellement sur toutes les lèvres, se voit interprété suivant les intérêts de chaque groupe dans le paysage haïtien, ce qui rend plus compliqué l’avenir de notre pays après la date fatidique du 7 février 2021.

 

Avec notre rédacteur en Haïti, Samuel JOSEPH.

 

Lors de son passage à Fort-Liberté (Nord-Est), le Président Jovenel MOÏSE vient de réitérer sa volonté de rester au pouvoir jusqu’au 7 février 2022, date selon son camp marquant la fin de son quinquennat. Le locataire du Palais National tire à boulets rouges sur celles et ceux de la vie nationale prétendant qu’ils pourraient l’assassiner, l’exiler ou l’emprisonner. « Ils ne peuvent ni m’exiler, ni m’assassiner, ni m’emprisonner car je n’ai pas peur d’eux », a martelé haut et fort le Chef de l’État ayant été élu sous la bannière du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK).

 

Par ailleurs, plusieurs secteurs du pays et de la diaspora, notamment l’opposition politique, ont appelé le Président Jovenel MOÏSE au respect scrupuleux de l’article 134-2 qui, selon eux, traduisent la fin de son mandat constitutionnel. « Jovenel MOÏSE est appelé à respecter scrupuleusement la Constitution et les lois de la République », a souligné jeudi le Sénateur Joseph LAMBERT lors de sa rencontre officielle au Palais National. En outre, le Sénateur Pierre-Paul Patrice DUMONT insiste et demande à son collègue du Sud-Est de constater la fin du mandat présidentiel à partir du 7 février prochain. L’élu de l’Ouest au Sénat rappelle aussi au locataire du Palais National de se conformer à la législation haïtienne en vigueur pour qu’il ne soit pas considéré comme un Président de facto juste après la date susmentionnée.

 

Selon Jovenel MOÏSE, il est un Président devenant un « petit poisson » qui engorge les politiciens traditionnels et alliés réclamant son départ du pouvoir. « Nou egzile Prezidan, nou anprizone Prezidan, men pa bliye gen yon dènye Prezidan ki kroke nan gòj nou mesye », a-t-il fulminé dans sa langue vernaculaire. Donc, la solution de la crise actuelle n’est pas demain car les protagonistes s’occupent de leurs propres intérêts au détriment de la population haïtienne.

 

Face à cette situation troublante, où sont-elles passées la jeunesse et les élites intellectuelle et économiques de ce pays?

 

 

 

sj1406988@gmail.com

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