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P-au-P/Manif: Les Journalistes dénoncent les brutalités policières.

Par Le P’tit Journal Haïti – Jeudi 28 Janvier 2021.

 

P-au-P/Manif: Les Journalistes dénoncent les brutalités policières. 2

Depuis quelques temps, les travailleurs de la presse deviennent la cible des policiers mal intentionnés intégrant l’institution policière. À maintes reprises, ces confrères ont été victimes des brutalités policières lors des manifestations d’étudiants, avocats, médecins … contre la recrudescence de l’insécurité, notamment le kidnapping et le banditisme à grande échelle dans le pays.

Avec notre rédacteur en Haïti, Samuel JOSEPH.

Environ deux cent cinquante (250) journalistes venant de plusieurs médias ont manifesté dans les rues de la capitale haïtienne pour dénoncer « avec véhémence » les violences policières auxquelles ils ont été victimes à travers plusieurs mouvements de rue. Avec des banderoles et pancartes en main inscrivant leurs différentes revendications, les protestataires ont rappelé aux forces de l’ordre que la liberté de la presse est garantie par la Constitution amendée de 1987 en son article 28-1.

« Non à la brutalité policière envers les Journalistes! » Tel a été le message fort des journalistes, précisant aux autorités haïtiennes que la presse libre constitue l’un des piliers de la démocratie en Haïti. « Les journalistes exercent leur profession dans le cadre de la législation haïtienne en vigueur alors ils doivent être protégés partout », défendent-ils. La semaine dernière, moins d’une dizaine de journalistes avec leur badge ont été gazés et/ou battus par des agents de l’ordre ne respectant l’abécédaire de la démocratie. Leurs comportements crapuleux envers les journalistes sont inacceptables, concluent nos confrères.

Vendredi dernier, des membres de la fédération des gangs armés dénommée «G9 en famille et alliés» dirigée par le Général Barbecue, ont déferlé les rues de la troisième circonscription de Port-au-Prince pour dénoncer l’insécurité généralisée, particulièrement le kidnapping. Cette manisfestation a été déroulée sous les yeux bienveillants des policiers et aucun incident majeur n’a été signalé par la presse locale. Barbecue et Krisla ont été à la tête des manifestants malgré les avis de recherche mis à l’encontre d’eux.

Selon Reporters Sans Frontière (RSF), Haïti est classée 83ème rang mondial de la liberté de la presse sur 180 pays listés. Elle a donc perdu 21 places en ce sens. Sans équivoque, cette étude internationale traduit à quel point est menacée la liberté d’expression.

 

 

sj1406988@gmail.com

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